AIX EN PROVENCE ASSAILLIE!

Gnarkgnarkgnark! Je suis partie à la conquête de cette ville provençale le week-end du 17-18 octobre... Retour sur 360 kilomètres de vélo.


Samedi 17 octobre

Tout est prêt pour m'élancer sur la route Napoléon. Ma mère et moi sommes parties de Genève dans la matinée pour arriver à Grenoble aux heures de midi, ville de départ de la fameuse route. Je détache mon vélo, enfile mes vêtements chauds et m'en vais avec un vent fort vicelard....pas une partie de plaisir ;-( Assez vite, la route se divise: la RN85 ne semble pas être autorisée aux cycliste sur le tronçon jusqu'à La Mûre, ça roule très vite^^ Je dois prendre la D529 qui sera vallonnée à souhait, mais très jolie à faire! Depuis Notre Dame de Commiers, il y a une belle vue sur une sorte de lac (le cours d'eau du Drac, à vrai dire)! Une descente sinueuse plus tard, quelques faux plats et quelques bosses plus tard, j'arrive à Corps. Congelée... Trop de vent par rafales, je retrouve ma mère en chemin et je lui demande de me pousser direct jusqu'à Gap parce que j'en ai marrrrrreeeee! Et hop, je m'épargne une longue route rectiligne avec des bagnoles qui me doublent à toute allure en me frôlant...

Une fois à Gap, je remonte sur mon destrier et je mets le cap sur Sisteron ;-) Là encore, la route n'est hélas pas des plus plaisantes à vélo... Je tombe un peu de haut avec cette route mythique qui est bien plus sympa à faire en moto ou en voiture^^ Car il y a tout de même de jolies choses à voir! C'est une route de montagne! A l'hôtel, je fais dormir mon vélo dans un petit local fermé (100 km au compteur pile poilou, et dans les 1500 m de déniv) et je pars dans ma chambre pour voir si je ne peux pas m'organiser un autre parcours plus sympa pour le lendemain ;-) Décision: je laisse la route Napoléon et je file direct sur Aix en Provence, en longeant la Durance et en faisant un petit détour dans l'arrière-pays...


Dimanche 18 octobre

Les températures sont un peu plus clémentes, et le soleil brille de mille feux! Je quitte l'hôtel Ibis en selle, ma mère profite de faire un ou deux marchés pendant que je vadrouille le long de la Durance. Nous nous retrouvons pour pique-niquer à Pertuis, et je repars sur Mallemort, bled depuis lequel je retrouve la D7 pour foncer sur Aix en Provence, après 170 kils! C'est que j'ai une star à voir, héhé^^ Nicolas Fritsch, cycliste pro jusqu'en 2008 et désormais entraîneur à la carrière fort prometteuse... A peine ai-je le temps de traverser Aix pour atterrir à l'Ibis que nous nous retrouvons dans le bar-café de l'hôtel, avec l'adorable toutou de sa chérie^^ Il me donne des conseils de parcours à faire en vélo dans sa région pour le lendemain matin, et RDV est pris pour nous revoir l'après-midi dans le fitness où il donne des cours de RPM 8-)


Lundi 19 octobre

C'est parti pour le tour de la Montagne Ste Victoire! Météo radieuse quoi qu'assez venteuse, petite route superbe (je suis presque seuuuule).........mais on dirait que ça ne descend jamais (sauf quand je réalise alors que j'ai dépassé les 600 mètres d'altitude et que je me mets en roue libre sur des longues portions à 40-50 km/h)^^ De la montée, du faux plat, des lignes droites......j'ai l'impression que ça ne monte pas en voyant la ligne d'horizon mais pourtant j'ai le compteur bloqué à 17 km/h;-( C'est l'absence de lacets qui donne ce faux sentiment de platitude....car ma Polar indiquera quand même dans les 800 mètres de dénivelé au terme de la sortie. Un crochet par le Barrage de Bimont, et descente sur Aix pour 70 kilomètres de vélo.

Repas à l'hôtel, et je repars au fitness de Nico dans l'après-midi! La séance m'est offerte, le temps de me démolir les dorsaux, de me flinguer les triceps et de chauffer les épaules. A 18 heures, Nico donne son cours de RPM dans une ambiance survoltée, poussant sur les pédales avec une puissance de psychopathe, musique entraînante et jeux de lumières...la totaaaale!

Et la soirée se termine avec Nicolas en guest, au (modeste) resto de l'hôtel, avec un délicieux repas (mmmmh les mets protéinés et les desserts.....je me suis révélée dans mon plein jour, hahaha) et plein de beaux souvenirs de cette escapade!!! Je reviendrai à la saison nouvelle, il y a trop de choses à faire en vélo^^


Mardi 20 octobre

Retour à Genève ;-) Non sans faire un saut sur St Etienne les Orgues, point de départ de la Montagne de Lure, empruntée par le Paris-Nice de cette année! Il pleut un peu, le ciel est gris, les températures sont correctes (je me dis que ça va bcp chauffer sous mes vêtements en grimpant, je me contente de mes manchons-jambières-écharpe-bonnet-gants-coupe vent) donc je n'hésite pas: je me lance sur les pentes de la montagne qui culmine quand même à plus de 1800 mètres d'altitude!

Le début est très roulant, je suis seule sur la route, je laisse ma mère filer en voiture jusqu'au sommet où je lui demande de m'attendre (même si j'ai fait quelques progrès en descente, je sais que je vais congeler au sommet de Lure, et en plus le sol n'est pas terrible: gravier, éboulis, sol glissant à cause de la pluie). Mais voilà....passé le 13ème kilomètre environ, VLAM!!! Brouillard blanc, vent à décorner les boeufs, pluie ravivée, visibilité nulle à 3-4 mètres.....dingue!

Je ne peux plus reculer: il me reste 5 kilomètres, je n'ai pas de réseau et je veux arriver à ce sommet avec mes jambes coûte que coûte!! J'ai vu sur internet que la montée fait 18 kilomètres....mais vers le 15-16ème, on dirait que ça redescend ou que c'est plat (ce sont les sensations que j'ai dans les jambes...car je ne vois RIEN), comme si j'étais au sommet et que j'allais basculer sur l'autre flanc en descente ;-S Merdouille, c'est ce que je veux éviter! Je commence franchement à crever de froid: je suis à plus de 1700 mètres d'altitude et il fait -1°C! Les conditions sont juste DANTESQUES! Vent fort, brouillard qui ne désemplit pas, impossible de voir si j'arrive au sommet, si la route tourne, si ça monte encore ou pas, s'il y a un panneau indiquant quelque chose...

Je commence à flipper, ch'ais pô quoi faire^^ D'un côté ça m'amuse, d'un autre ça m'affolle: impossible de contacter ma mère par talkie-walkie pour la localiser, je me sens un peu paumée et j'ai un sale pressentiment. Et là, surprise: une voiture qui vient de l'autre sens (c'est bien la première que je croise...avec un temps pareil, qu'est-ce que les gens iraient faire sur Lure) s'arrête à ma hauteur "Mais mademoiselle, vous êtes seule? Vous faites quoi ici par ce temps??? Non mais vous ne savez pas qu'à la montagne, la météo peut devenir vraiment imbuvable?" Je leur explique que je cherche le sommet du col (ils me répondent que je n'ai plus que 800 mètres) et je leur demande s'ils ont croisé ma mère en voiture bleue au sommet (leur réponse est affirmative: non! Personne!). Oups.

Ces "anges" ne veulent pas me "laisser comme ça dans la montagne" (surtout que je suis congelée, je peine à parler et mes doigts sont insensibles, heureusement que je n'ai pas besoin de freiner, ça monte^^). Ils prennent mon numéro de téléphone et décident de faire un virage à 180 degrés pour remonter au sommet de Lure et m'y attendre. Mais le temps qu'ils manoeuvrent, je suis déjà en haut....seule. Il fait -2 degrés (et avec le vent, les sensations sont pires^^)! Lorsqu'ils me rejoignent, ils me chargent dans leur camionnette et je parviens à joindre ma mère qui a....basculé de l'autre côté (4 kilomètres plus bas). Bon, OUF! Merci à ces adorables gens et à leur dévouement aussi spontané ;-D

Je largue mon vélo contre la voiture de ma mère et reste 15 minutes dans l'habitacle en collant mes mains contre le chauffage pour rebouger un peu les doigts, puis je ressors pour atteler ma bécane sur le porte-vélo. Et hop, descente en voiture à 20-30 km/h tellement on y voit r-i-e-n, nous sommes engagées sur l'autoroute du retour vers 15 heures. Je claque des dents jusqu'à 18h (hypothermiiiieuh) et ne retrouverai la sensibilité de mes orteils qu'à 22h, hihi! Mais quelle expérience <3 Je suis quand même déçue de ne pas avoir pu admirer le paysage de Lure, parce qu'on le décrit comme la petite soeur du Ventoux....donc j'y reviendrai quand il fera moins dégueulasse!


Voilà pour le "week-end de 4 jours", avec 360 kils au compteur et dans les 3800 mètres de dénivelé, donc rien de bien méchant^^ J'ai eu l'occasion de tester mon équipement hivernal.........et j'ai surtout eu l'occasion d'enfin rencontrer le Nico Fritsch! D'ailleurs je vais mettre la photo du dimanche soir avec le toutou qui a voulu terminer les restes de mon fondant au chocolat sur mes lèvres (mwaha, je suis gore)! Et plus bas, une photo assez parlante.........lol!

AIX EN PROVENCE ASSAILLIE!

# Posté le vendredi 30 octobre 2009 21:18

Photo de la tempête, lollll

Photo de la tempête, lollll
Quelques kilomètres après le sommet de la Montagne de Lure (prise depuis St Etienne les Orgues), dans la descente, au Pas de la Graille où l'on m'a gentiment "rapatriée"... Point de rencontre avec ma mère qui avait accidentellement basculé, chargement du vélo, retour sur Genève.
Ch'erais mooooorte dans la descente, MDR!
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# Posté le vendredi 30 octobre 2009 21:27

Run EVASION Rhône...

Ohhh, pauvre petit blog que j'ai délaissé une bonne dizaine de jours..... Faut dire que, niveau sportif, il ne s'est pas passé énormément de choses: j'ai simplement fait de la bonne séance de muscu et quelques séances de course à pied en endurance...

Avec une belle course à la clef, dimanche dernier: Run Evasion Rhône! 22.5 kilomètres de payages naturels, avec un revêtement tout aussi naturel: terre, racines, graviers, herbe, sentiers... Ma course pédestre préférée de l'année! Car le départ est à 20 minutes de chez moi en footing... Eh oui, je me suis rendue au site en courant pour m'échauffer un peu... Puis 10h15: coup de pistolet! Record de participants battu, on était dans les 600 et quelques à nous élancer sur ce parcours vallonné comme je l'aime (316 mètres de dénivelé, avec des coups de cul et des descentes sur des escaliers en bois)!

Je termine en 2h04, 13ème sur 40 femmes seniores ;-) Contre 2h21 l'an passé et 2h33 il y a 2 ans! C'est sympa de sentir les progrès............et ça m'étonne presque... Car sur mes derniers entraînements, je trouvais que je me traînassais et que j'avais des foulées plus lourdes^^ Un pote m'a dit que ce n'était probablement qu'une impression, du fait que j'avais sans doute gagné en puissance et que j'avais surtout passé mon temps sur un vélo entre juin et septembre^^

Parlons-en, du vélo! Ce samedi, je pars de Grenoble jusqu'à Sisteron en vélo. Puis le lendemain, je fais Sisteron jusqu'à Mandelieu! En fait, je fais la mythique Route Napoléon, environ 350 bornes...elle se termine à Cannes mais Mandelieu est plus pratique: c'est à la sortie d'autoroute, ce qui me permettra de filer facilement sur Aix en Provence où je passerai la seconde nuit. Lundi = visite de la région d'Aix et rencontre avec Nico le Brun (lol) puis mardi = retour à Genève. Ma mère est du voyage, elle fait comme à son habitude: le staff technique en voiture, lol! Elle m'amène à Grenoble par l'autoroute le premier jour, et elle m'amène de Mandelieu à Aix le deuxième jour. Sans oublier les bons moments de complicité qui nous attendent!

Et....oui, j'ai prévu des habits chauds pour pédaler...........

A part ça, la muscu continue son oeuvre.... Mon abo de fitness a expiré et je ne l'ai pas renouvelé: je m'entraîne désormais à l'ancienne dans ma chambre, à coup de barre, d'haltères et de barre de traction avec du lest dans un sac à dos! Et le bonheur suprêêêêême: j'ai enfin mon 30 cm de tour de biceps (contracté) et mon 108 cm de tour d'épaules (décontracté) en conservant mon 61 cm de tour de taille.........pour 53 kilos, ouééééé! Objectif 55 kilos, d'ici décembre si possible^^

Ha mais ouais, regardez, il y a du progrès!!!!!! (Merci à Mike 96 pour le montage, mdr!)

Run EVASION Rhône...

# Posté le vendredi 16 octobre 2009 19:45

LD de Doussard pour clore la saison de tri

Samedi, veille de la course

J'ai fait venir Vincent à Genève pour passer un week-end à faire les imbéciles et pour terminer la saison des Longues Distances avec le triathlon de Doussard ! L'énergumène est donc arrivé samedi aux heures de midi à la maison. Nous avons aussitôt filé retrouver Ted à la hauteur de Bellevue pour nous enfiler une sortie de vélo à trois ! Pas eu le temps de manger : juste des biscuits fourrés au chocolat et des bonbons « Bob l'Eponge », nous nous sommes dit que nous passerions à table après la sortie vélo, vers 15h....


L'aprem...ça commence bien^^

Ted nous amène jusqu'à Nyon, nous empruntons les routes tranquilles dans la campagne vaudoise.........et au lieu de faire une quarantaine de kilomètres, nous en sommes déjà à 55 bornes au point intermédiaire (on finira à 70 kils!). Pas super sage pour l'épreuve qui nous attend demain, mais le plaisir avant tout ! Nous quittons Ted vers 16h30 et finissons affamés au Mac Donald à 17h, on se venge sur les hamburgers et les Mac Flurrys !!! En fin d'aprem, j'amène Vincent vers ma fac, je lui montre la piscine olympique juste derrière.....et je m'essaye à une manière exclusive de pédaler, mais c'est top-secret, hihihi !


En soirée

Repas à la maison, improvisations dignes des meilleurs malades mentaux de la terre.... Un peu avant minuit, on se regarde : et si on ressortait en ville s'acheter des glaces ? Ouais ! Et nous voilà errant dans les rues de Genève, en trouvant le dernier take-away ouvert à minuit : Domino Pizza, qui ferme dans 3 minutes. Nous achetons des profiteroles et nous les dégustons en pleine nuit.....devant mon immeuble, mdrrr !


Dimanche matin...

Nuit courte, réveil vers 7h45, nous partons en voiture à Doussard. En longeant le lac d'Annecy, nous nous tapons un camion qui transporte des cochons (sûrement pour l'abattoir, snif...) et ça PUE ! Incroyable, héhé ! L'odeur du cochon reste sur nos habits jusqu'au moment du départ ;-D


Delirium

Sur place, nous écoutons du Daft Punk et Vincent décide d'immortaliser ce précieux moment (cf la vidéo en fin d'article........) !!! Et le pompon : la voiture de Julien Loy est parquée juste à côté de la nôtre ! Pire encore : Julien Loy vient chercher des affaires dans sa voiture au moment où nous nous tapons un hallucinogène Daft Punkien^^ On peut le voir, en jaune, en arrière-plan, eheheh !

Ivres de rire, nous partons chercher nos do(u)ssards, installons nos vélos dans le parc, bavardons entre triathlètes... Et c'est déjà le départ !


Natation

Je sors de l'eau après 43 minutes, ce qui me laisse croire qu'il y avait plutôt 2000-2200 mètres au lieu des 3000 annoncés. Ca ne m'empêche pas d'être dans les 15 dernières ;-( Mais bon, c'est pas grave, et ce n'est pas nouveau : je suis mauvaise nageuse et je n'ai plus nagé depuis le 30 juillet (et encore, seulement 1200 m) !


Velo

Soulagée, je monte sur mon vélo, orné de la peluche Pimpin le Lapin fixée sur ma potence ! La motive est moyenne, je suis « seule » (ou presque) sur le parcours, les athlètes sont assez dilués (même "solitude" pour Vincent, qui finit pourtant 38ème sur les 246...et avec un niveau très relevé, puisque c'était le championnat de ligue !!!). Il y a deux cols à faire en aller et en retour : les Essérieux et le col du Marais, soit dans les 1000-1050 mètres de dénivelé pour 76 kilomètres. Très contente, je mets 2h59, ouf^^


Course à pied

La course à pied est en revanche une galère... J'enfile mes manchons Compressport dans le parc vélo, ils sont très (trop) serrés, gnnnnnnnnn !!!!! Et en courant, dès les premiers mètres, douleur atrocissime aux jambiers antérieurs, impossible d'avancer sous peine de tomber en n'arrivant pas à lever le bout des pieds... Je comprends très vite que mes mollets sont complètement comprimés : je retire les Compressport et là, miracle ! Plus rien ! J'arrive donc à courir relativement normalement.

Au km 7.5, Vincent arrive à ma rencontre ! Il en a terminé avec sa course (4h14 !!) et se met alors à courir avec moi. Mais j'ai de plus en plus mal aux...mollets cette fois-ci. Je les avais déjà bien sentis en vélo, puisque je les sollicite davantage depuis quelque temps (ce qui économise considérablement mes cuisses !). Là, ils tirent et piquent comme si leur enveloppe allait exploser ;-S Moi qui ai horreur de forcer, je marche dans les portions montantes... Tant pis ;-) J'en chie particulièrement en course à pied depuis 1 bon mois, pour deux raisons principales : je n'ai plus jamais couru plus de 60 minutes depuis l'Ironman de Zurich, et j'ai pris 3 kilos grâce à la musculation.....j'en suis contente, mais je les sens ;-D


Arrivée!!

Enfin, je termine dans la bonne humeur après 6h09 d'effort ! 43 minutes de nat, 4 minutes de transition (donc dans les 47 min pour ce premier tronçon), 2h59 en vélo, 2h22 pour les 20 km de course à pied avec la transition et les nombreux arrêts aux ravitos pour boire et manger, pour faire pipi, pour mettre-enlever mes Compressport, pour traîner en montée...


Retour sur Annecy

Le buffet d'arrivée est très original : au lieu de la pasta-party, c'est la tartine party ! Pain avec saucisson, pâté, fromage, etc. Et des denrées sucrées, flans, barres... Je ne reste pas à la cérémonie des récompenses et au tirage au sort, car je repars à vélo à Annecy (21 kils, soit tout pile 100 kms de vélo pour la journée). Ma mère m'y attend (pour me ramener à Genève en voiture), et il est bientôt 19h, il commence à faire sombre... Vincent m'accompagne jusqu'au bord de la route, puis je file sur Annecy chaudement habillée et "coiffée" de mon sac à dos....plus vite qu'en course, LOL ! Enfin, dans les 30-33 km/h, rien de bien méchant non plus, hein, vu mon NDM^^


Epilogue

Un exemple de week-end réussi !!! Passé aux côtés d'un type aussi fou que moi, avec un sport toujours aussi trépidant. Mais mais mais....je réfléchis à l'année prochaine : je referai volontiers ce tri. Sauf qu'après réflexion (compte tenu de ma philosophie de la compêt que je prends comme une grosse rando plutôt que comme une course), sur ce genre de course, j'ai presque balancé 70 Euros par la fenêtre, je me dis.....

Non seulement la route était (trop) légèrement balisée (je me suis même trompée dans un giratoire, et ce sont des promeneurs qui m'ont crié dessus pour me remettre sur le droit chemin....j'étais dèèèègue !!), mais encore : je n'ai pas eu grand besoin des ravitos (habituée à rouler en relative autonomie), il n'y avait presque aucun spectateur, je m'en fous du chrono/classement, donc.........autant me faire ce genre de parcours sans m'inscrire^^ La circulation était ouverte et (à mon plus grand bonheur) il n'y avait quasiment aucune voiture ! Pour les « touristes » comme moi, ce type de course ne présente pas beaucoup de plus-value, hihi !


Quelques réflexions, comme promis

C'est maintenant que j'en viens à parler de mes futurs projets sportifs « révisés » suite à quelques réflexions sur le triathlon et les compêts en général... Voilà, j'ai eu l'occasion de prouver quelques trucs sympas en matière de défis un peu fous-fous, dont l'Ironman (distance-reine...) et mes trips cyclistes où j'en bouffe (les Pyrénées, les semaines à 1000 bornes, le Polygiro). Et pourtant, même si ça contribue à me redonner confiance en moi, ça ne me donne pourtant pas envie d'aller plus loin : en cherchant à gagner des courses par ex. Franchement, je ne tire aucune satisfaction personnelle à « battre » d'autres ou à « faire mieux » qu'untel. Je l'ai dit à quelques personnes : je fais tout ce sport « pour ma gueule » avant tout, sans chercher à exporter cela en me plaçant dans une posture d'adversité !

Donc je me recentre un peu sur mes envies : je ne ressens pas spécialement le besoin de m'aligner sur des courses (surtout hors de prix, ce qui caractérise les triathlons), je mettrai la priorité sur des sorties « de ouf » en solitaire ou à 2-3 (donc sans homologation de chrono, sans l'ambiance...), je ne ferai que des courses qui en valent la peine (distances qui justifient un encadrement pour la sécurité : Ironman par ex).

Au final, pour 2010 : l'Ironman de Bacchus très certainement ! Mais aussi, peut-être le Powerman de Zofingen ou le LD du Ventoux. Pour le reste : je me ferai en solo le LD de l'Alpe d'Huez sans m'inscrire (parcours vélo avec les 3 cols et les 3 boucles de course à pied...tant pis pour la natation) le jour de la course officielle pour encourager les autres, pis j'ai quelques projets de raids cyclistes : grandes classiques du Nord en solo (avec ma môman en voiture-balai), traversée des Alpes...


Pour terminer, voici la fameuse vidéo (à voir jusqu'au bout......avec le bouquet final après la petite acalmie intermédiaire) !! ;-)

# Posté le mardi 29 septembre 2009 18:32

Modifié le mardi 29 septembre 2009 20:56

POLYGIRO 2009

Rentrée fraîchement de cette belle aventure qui fut intense sous absolument toutes ses dimensions, tant sportives que fraternelles et émotionnelles !


Samedi 5 septembre

Mon sac à dos est bouclé, ma mère se dévoue gentiment pour m'amener à l'Esplanade de l'EPFL, point de ralliement d'où part le car. RDV est pris à midi, sauf qu'il y a des travaux sur l'autoroute et donc de forts ralentissements qui me font triper.....12h30, je finis par arriver juuuuste à temps pour charger mon vélo avant que Rui ne ferme la camionnette de transport. Nous sommes assez peu nombreux dans le car, une vingtaine à tout casser, sachant que nous rejoindrons les Polyriders français à l'INP de Grenoble, et qu'une troupe de cracks du vélo (René, les guests libanais et des Polyriders vaillants) arrivera dans l'après-midi après avoir avalé un prologue de quasi 1000 bornes je crois ! (et du parcours montagneux, siouplaît...)

Nous sommes accueillis avec cakes et pains d'épices, avant d'installer nos pénates dans le gymnase et d'aller dîner. J'ai vraiment pris le strict minimum sur moi (mon sac de couchage prend plus de place que le sac à dos, ça veut tout dire, lol) donc je dors par terre sans tapis de sol, mais mon dos s'habituera vite à ce petit aléa ;o) Le confort ? Dans le Polygiro, mon confort à moi est celui de l'effort et de la joie !


Dimanche 6 septembre

Première étape du Polygiro : Grenoble – Die, 115 kils via le col sur St Nizier de Moucherotte, le col d'Herbouilly, le col de Proncel et le col de Rousset. Les jambes ont l'air de répondre, je suis en plein pic de surcompensation post-pyrénéen ;-) Je ne lâche pas mon plateau de 42 dents pour grimper....

Nous installons notre « campement » dans la salle polyvalente de Die et les liens commencent à se créer avec les autres Polyriders. Je me mets à délirer avec les Libanais, je retrouve les cyclistes de l'année passée, je transforme une table pour masser 3-4 personnes. L'ambiance se colore, les sourires sont permanents, les rires aussi !

Dans la nuit, des frontales me flashent à la tronche et j'entends des rires étouffés........surpriiiiiseuh ! « Aurélie, il est 5h30, c'est l'heure de se lever ! » Hein....il n'est que minuit ! Les potes Libanais me font un bizutage sauce photo avec arôme caméra-vidéo....LOL ! Ca passe heureusement inaperçu : les autres ne se réveillent pas...


Lundi 7 septembre

Gueule de bois....Arf, c'est parti pour l'étape la plus longue : Die-Vallon Pont d'Arc, 180 km par le col de la Chaudière, le col de Pertuis et les Gorges de l'Ardèche! Le début se passe vraiment bien, j'ai un beau motard de la compagnie Hemostaz presque tout pour moi, mwaaaaaahouh (les motards qui assurent la sécurité du peloton en régulant le trafic...eh ouais, on avait toute une logistique !). Du coup, ça me fait décoller^^

Mais hélas, ça ne dure que jusqu'au ravito de midi. La chaleur est très pesante, je n'arrête pas de boire et je mange sans doute un peu trop, et trop vite... Lorsque je me remets en selle, j'ai les cuisses qui brûlent ;-( Et dès que je m'engage dans les Gorges de l'Ardèche, je me fais complètement larguer. PAF ! Le mur !!! Les jambes en carton, le mal de tête, la lucidité qui vacille, envie de gerber mes sandwiches et mon pain d'épice, sueur qui dégouline par terre...Je suis mi-na-ble ! Mais tout la beauté du Polygiro s'apprécie dans ces instants : 4-5 Polyriders restent avec moi, on se soutient, on en chie un peu tous mais on ne lâche rien...

En bas de la descente, ô surprise^^ David m'attend sur sa moto, on fait une halte devant la majestueuse Arche du Pont d'Arc et on discute, puis je file en direction de la destination finale : le camping municipal de Vallon Pont d'Arc...je suis sèèèèèche !!! Mais avant de le trouver, je me tape la visite de Vallon Pont d'Arc malgré moi : j'ai loupé la bonne sortie de rond-point.

La fin de la journée se solde par une baignade dans l'Ardèche avec René ! Entre Ironmen-finishers, nous nageons dans le bonheur ! Il m'a offert un ruban distinctif pour ce Polygiro: le ruban de sa médaille de l'IM de Zurich! Ha oui, car tous les Polyathlètes possèdent des rubans sur leur casque: rouge pour les Suisses, orange pour les Amazones (les 3 nanas), bleus pour les Français, etc. Un repas à la lampe frontale plus tard, et hop, dodo à la belle étoile avec la rosée matinale qui détrempe toutes les affaires, mais c'est si bon !!!


Mardi 8 septembre

Réveil matinal au camping (5h du mat), transfert en car jusqu'à Vals Les Bains. La veille encore, j'étais complètement vidée et il était presque hors de question que je ne songe à l'étape du jour, 135 kils avec les cols d'Aizac, de Moucheyres, le Mont Gerbier le Jonc, la Croix de Boutières, la Croix de Peccata, le col de la Scie et le col Nonnières.

Et pourtant.....la pêche ;-) Je fais une échappée et me repaye le luxe de l'escorte motarde^^ Puis je reste dans le grupetto de tête avec René et d'autres « chevaliers servants », nous discutons de 1001 choses et.....je commence gennnnntiment à dompter mes peurs en descente grâce aux précieux conseils de certains ! Et puis, c'est toujours plus facile et rassurant de tracer la roue de celui de devant, sans se soucier des voitures qui arrivent d'en face et du revêtement du sol qui nous réserve parfois quelques surprises ;D

Au ravito de midi, nous nous retrouvons au bord d'un joli petit plan d'eau... Avec toujours l'envie de rigoler, je m'amuse à faire des tractions, suspendue à une branche d'arbre, que j'ai pu atteindre en faisant la courte-échelle sur l'Italien Guido ! Un super ténor, qui plus est !! Héhé ! J'atteins 21 tractions......un Libanais riposte et en enfile 24 ! Je riposte et termine avec 26 tractions et demie, NA ! lol !

C'est ensuite au tour de David de balancer le Parisien Maurice dans la flotte... Rhààààà ;-) De mon côté, je me balade pieds nus et marche sur un truc piquant....boboooo ! C'est Jorge Garcia (le vice-champion du monde de vélo-couché) qui s'improvise chirurgien (lol) pour me virer toutes les épines qui ont voulu pénétrer dans mon antre, hinhin !

Arrivée à Lamastre, chargement des vélos après une virée rapide dans un magasin de cycle pour m'acheter de nouvelles cales Look Delta, car les miennes sont pourries et font des cliquetis bizarres à cause de l'usure. Nous arrivons à Valence et là, énoooooooooorme délire avec quelques énergumènes, ça envoie du lourd et nous rigolons à l'agonie ! Ca n'arrête pas de renchérir, du jamais vu ;o) Gabriel (un des 3 Polyriders en vélo couché), Jean-Pierre (le chauffeur d'un des Europcar), David (le fameux beau « Hemostazien »), Rui (celui qui charge les vélos dans la camionnette et qui m'a subie 2-3 fois en descente, en pleine « crise de trouille » dès que je dépasse les 40 km/h en roue libre)..... Je n'oublierai pas non plus d'évoquer la tentative de dressage du Cafard Géant, et les massages à s'en endormir sur place (miam).


Mercredi 9 septembre

Départ de Valence, ma senza Guido... ché tristessa ! Plus de chanteur... Pour le relayer, les Libanais chantent, moi avec sur du Céline Dion (ils l'aiment bien^^). Elio n'aperçoit pas à temps le rétrécissement de la chaussée et chute lourdement, ça calme...

Nous filons sur St Martin en Vercors, ce qui nous vaut 95 kils via le col des Limouches, le col de la Bataille, le col de la Portette, le col de Chau et le col de Proncet. Il fait chaud-chaud-chaud mais il y a heureusement beaucoup de passages en forêt. Je me positionne à nouveau dans le groupe de tête, j'ai trop hâte d'arriver au camping !!! Une fois que j'y suis, je ne sais plus comment c'est venu mais nous sommes partis dans un délire entre Rui, Giuseppe (le chauffeur du car), Jorge et moi. Nous nous posons à la terrasse pour boire un verre, manger une glace et une crêpe, Gaspard nous rejoint, puis c'est au tour de Jipé et David de venir....voilà, le compte est bon : grosssssssse déconnade, rires gutturaux de ma part, repas sur la terrasse du baraquement de la team Hemostaz (Eric, Jessica, David) et fin de soirée à hurler de rire en matant des vidéos de parodie des Inconnus au Stade (merci Maurice) !

Rui me propose gentiment de passer la nuit dans leur bungalow (entre stars, lol ! Puisqu'il y a également Jorge et Giuseppe) mais ça craque de partout et je n'ose pas changer de position sur ma mezzanine au risque de réveiller les autres...

J'ai déjà le cafard....c'est la dernière soirée...demain on rentre à Grenoble ;-(


Jeudi 10 septembre

Appelez-moi Whiskas ;o) Tel est le surnom que me donne René, et repris par David. Pourquoi ? Parce que tous les matins, je mets de la poudre de protéine dans mes céréales et ça ressemble à de la pâtée de type porridge pour animaux ! He oui, je me suis fait repérer...j'ai pris mon dej sur le pouce, pour m'être réveillée à 6h45 au lieu de 5h30...

J'ai envie de me laisser aller, je file en solitaire dans le col de Romeyère et ça me fait rosir de joie de découvrir que mes jambes ont « muté » (pour reprendre l'expression du chevalier servant Brice) en une année ! J'en suis presque émue, hihi ! Les Pyrénées ont été un vrai traitement de choc !!!!!!!! Et j'ai apparemment géré la phase de récup pour que tout cela soit productif...

La descente est un...miracle ;o) Le déclic s'est opéré, voilà la première fois que je réussis à rester dans le peloton en descente ! Et une vilaine descente avec des raidards, des virages serrés et un tunnel de &frac12; km ! Rhô que ze suis contente, j'y prends même beaucoup de plaisir, en me faisant bercer au son des motards qui ouvrent la route.

Ensuite, nous nous attelons à une quarantaine de kilomètres sur le plat, le long de l'Isère, en rang par un ou par deux. Je reste avec les Libanais et discute par moments avec ceux de l'INP et des Allemands vraiment sympas. Ca sent la fin...

Un bon repas à l'INP de Grenoble nous attend, suivi d'une émouvante cérémonie de clôture. Jorge notamment me fait pleurer ! Car au moment où Christian (l'organisateur du côté INP Grenoble) évoque sa tentative de battre son record de vitesse du double tour du Lac Léman (360 kils qu'il a avalés en 9h45.....et objectif 9h30 pour le 19 septembre prochain !), Jessica, Eric et David d'Hemostaz s'engagent à l'escorter pour la sécurité, sur leurs bécanes (et Rui aussi) ! D'une modestie sans nom, Jorge esquisse un immense sourire jusqu'aux oreilles avant d'avoir les yeux humides....il est trop touchant ! Il adresse un "merci" à David, lequel rétorque "SERVICE!", hihihi!

Voilà...il est l'heure de plier bagages. Je dis au-revoir-à-l'année-prochaine à tous les gars basés à Grenoble (tous plus sympas les uns que les autres.....une vraie famille, ce Polygiro) ainsi qu'au staff technique (Marion la kiné, Jipé, Serge...) et à Christian, et j'apprends des.......mots en arabes (hum-hum....) grâce aux amis Libanais....hihi !

Dans le car du retour, tout le monde dort comme mort et l'entrée sur le campus de l'EPFL est si triiiiste ;-( J'ai réussi à demander à ma mère de m'attendre sur l'Esplanade avec 3 kilos de chocolat à distribuer à René, Pierre (chargé du relai-radio), Rui, Jorge et les Libanais. Je n'ai hélas pas pu dire au revoir (ou si furtivement....) à ceux d'Hemostaz^^

Chargement de mon vélo sur la voiture de ma mère, nous mettons le cap sur Genève. Mais...problème : il y a un indicateur de surchauffe dans le moteur de la voiture, l'aiguille pointe sur le maximum et ça pue. Je somme ma maman de s'arrêter à une station-essence, un brave type ouvre le capot et examine tout le barda : un tuyau a fondu, 2 autres tuyaux sont complètement pourris. Ha...

Pour faire bref : nous rentrons à Genève à 22h au lieu de 19h, ayant attendu le dépanneur du TCS venu nous faire une petite réparation provisoire ;o) Après le pneu qui éclate au sortir des Pyrénées, voilà le moteur qui manque de flamber...

J'arrête mon récit à là, mais je posterai prochainement une grossssssse réflexion sur ma conception du sport. C'est que le Polygiro vaut tous les triathlons du monde. J'aime profondément l'esprit familial, convivial, pas prise de tête qui y règne ! Et puis j'ai envie de revoir en profondeur mes projets sportifs... Suite au prochain épisode ;o)

Un indice : j'ai eu des propositions de photos en muscu, j'aime de plus en plus le vélo, j'ai pas envie de me ruiner à claquer 600-700 balles pour un label « Ironman » (eh oui, c'est une marque !) puant uniquement pour avoir un classement...Il existe d'autres IM moins chers (voire gratuits, cf l'Ironléman !) mais tout aussi ardus !

Pour la petite image du jour.....bah ce sera un clip à défaut d'avoir déjà des images du Polygiro... Mais alors, un clip tout spécial! Un hommage à Nala, la chienne berger malinois qui appartenait à Eric, qui était présente avec son maître l'an passé au Polygiro et qui s'est fait récemment tuer par un sale barbare au volant d'une voiture volée...

# Posté le vendredi 11 septembre 2009 15:20

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 06:08