Le suspense a assez duré^^


Avec un peu de retard, je vous fais partager le CR du marathon de Nice-Cannes datant du 9 novembre ;-)


Vendredi 6 novembre

Mon avion atterrit à Nice vers 19h30 et Jean-Cristophe alias JC, un ami (rencontré grâce à la magie de Facebook), masseur sportif renommé (il fait ce que je rêve de faire : il s'occupe d'athlètes et a massé dans des équipes cyclistes pros !), vient me chercher à l'aéroport sur sa Harley B-) Pratique, vu que je n'ai pas de valise (juste un petit sac à dos, je voyage light).

Je ne suis jamais montée sur une moto, je flippe bien comme il faut^^ Nous longeons la Prom' (Promenade des Anglais, pour les non-initiés au jargon) et allons manger au MAAAAAC DOO ! Miammm ! Mais comme nous sommes des ogres, nous nous enfilons encore un plat de pâtes vers minuit, une fois chez JC. Il habite dans les hauteurs de l'arrière-pays niçois, c'est vraiment magnifique ! J'ai une chambre d'amis à l'étage de sa (belle) maison plantée sur le flanc de la montagne à 600m d'altitude !


Samedi 7 novembre

Petit dej sur la terrasse, moi en tee-shirt. Heu oui, pour moi il fait « chaud » à Nice, en comparaison avec Genève^^ 15 degrés le matin, c'est presque la canicule, hihi ! JC a fait un pain maison et une confiture maison (avec des gros morceaux de figue dedans...le bonheur) !

Nous partons dans la matinée en Harley sur Nice : lui va masser un client pendant que moi, je vais à pied chercher mon dossard au Village Expo Marathon de la place Masséna. Je visite un peu le village marathon....bof ;-S Pas de stands animations...uniquement des trucs commerciaux (pour nous vendre des gadgets hors de prix) et des stands de partenaires (pour promouvoir d'autres marathons, etc). Mais je reçois des magazines de running gratis, ça m'occupera en attendant JC !

En début d'aprem, nous rentrons....et JC m'offre le massage qu'il fait à ses athlètes. Un bonheur....faites que ce moment dure éternellement !!! lol

Sur le coup des 13h30, il repart chercher son fiston pour l'accompagner à son entraînement VTT. Je reste dans la maison pour me reposer (me faire du jus) en lisant et en travaillant un peu pour la fac... je prends une assiette et me mets des tranches de pain dessus.....mais biiiip, j'entends mon portable sonner : il n'a plus de batterie. Je laisse donc mon assiette sur le rebord de la cuisine américaine et pars chercher mon chargeur dans la chambre....à mon retour : plus de pain !!!! MDRRR ! La chienne de JC a tout bouffé et elle s'est évaporée de la pièce, hihi ! Je lui offre donc le bénéfice du doute....mon pain a peut-être foutu le camp par un autre procédé surnaturel ! loool

Bref.....en fin d'aprem JC revient me chercher et nous partons à Monaco, où il masse un autre client. Pendant ce temps, je cherche un banc dehors et savoure.......J'ai un grisant sentiment de sécurité à Monac^^ Je lis des mags de running et retravaille un peu pour la fac. Et en fin de soirée, retour chez JC et pasta party avec des invités ! Deux marathoniens accompagnés de leurs dulcinées (et des mômes d'un des couples). Tous adorables ! Et les coureurs, d'un sacré niveau (ils valent 2h40 voire moins sur marathon 0_0) !

Avant de dormir, je prépare mes affaires pour le lendemain.....c'est que j'ai carrément oublié qu'il y a un marathon^^ Je me marre tellement avec JC que cette course est devenue secondaire ;-D


Dimanche 8 novembre

Ayééée, réveil à 6h, on part à 6h30 et on arrive à Nice à 7h15, non sans avoir déconné un bout dans la voiture (avec ma célébrissime danse de la Ventoline !!)^^ Je déjeune sur la Prom (3 barres de céréales), dépose mon sac de vêtements à l'endroit prévu pour (tous les coureurs avons un sac avec leur numéro de dossard collé dessus afin que, une fois à Cannes, nous puissions avoir des habits chauds et nos portables, argent, etc) et pars faire le pipi de la peur au bord de la mer...au milieu d'autres pisseurs de la peur ;-P

8h, déparrrrrt ! Pour éviter de commettre une erreur comme il y a 14 jours, je me mets de suite dans le paquet du meneur d'allure « 4h ». Bah dis donc ça va vite pour un 4h ;-S Tant pis, je suis... Au premier ravito (km 5), je me retrouve déjà à perdre le meneur qui ne s'est semble-t-il pas arrêté (il a dû prendre son verre à la volée). Je fais l'effort de le remonter... Km 8, je sens que mes jambes fatiguent déjà un peu : c'est qu'on est sur une base de 52 minutes aux 10 km ! Trop rapide pour un 4h (c'est davantage pour 3h50), je décide de « faire ma course » et renonce donc à suivre le troupeau... Je préfère réduire ma foulée et m'incruster dans le groupe de 4h15.

Au km 15, je me prends un gel (oh purée, je me rends compte que je parle comme une pimpin, hihihihi !!!) que j'avais dans ma poche dorsale (faut dire qu'il n'y avait aucun gel sur le parcours ! Pourtant ils avaient annoncé qu'il y en aurait.....bref, j'ai bien fait de prendre mon ravito perso). Donc voilà, je carburerai tout le long à : eau plate, gels (km 15-25-35) et carrés de sucre (km 20-30). Pas de boisson iso parce que ça a vite tendance à m'écoeurer^^ J'ai trouvé cette manière de faire tip-top...la première fois que j'arrive à gérer nickel mes ravitos sur une longue course (ni trop, ni trop peu).

Dès la seconde moitié, le parcours prend un peu de relief. Mais c'est l'euphorie : je ne ressens pas encore la fatigue. Km 20, 25, 30....ça va ;-) Au km 35, je fais un long arrêt pipi-Ventoline (eheh^^ Non mais sérieux, j'en ai besoin en cette saison) et je laisse le meneur d'allure 4h15 s'en aller, du coup.

Je conserverai le tempo jusqu'au bout pour finir en 4h20 ;-D Ouf, j'ai limité la casse^^ J'avais un peu perdu confiance, ces derniers temps je trouvais que j'avais une foulée plus lourde...Bah j'ai gagné 6 min par rapport à l'an passé à Athènes....ce qui signifie que d'ici 23 ans et demi, je torcherai la barre des 2h au marathon, hahahahahaha !

Une fois la ligne d'arrivée franchie, c'est l'horreur ! Nous sommes tous stoppés nets par l'immense queue d'attente pour récupérer nos sacs-vêtements. Nous restons quasi 1h en sur-place, à grelotter et à protester bruyamment pour faire pression... C'est juste scandaleux ! Nous sommes plusieurs milliers à avoir terminé dans la tranche 4h-4h30 (ça correspond aux plus gros arrivages de coureurs, c'est à peu près le temps médian) et nous sommes serrés comme des bonnes sareeedineees méditerranéennes (putaing). M'enfin, je frise la syncope en passant de 160 bpm à l'arrêt total...le sang ne fait qu'un tour. Heureusement que mon cerveau est assez con, il est facilement irrigué du coup^^

Bon, une fois que j'ai eu mon %&#$ »%# sac, je cours à la gare pour prendre le train parce que je veux être à temps sur Nice pour choper JC et encourager son fiston qui a une course de VTT à 14h ! Mais c'est peine perdue : il y a de nouveau une attente à l'extérieur de la gare !!!! Une file de marathoniens ;-) Je prends mon mal en patience, lâche l'affaire (tant pis, je loupe le train et je resterai à Nice jusqu'à 17h) et bavarde gaiement avec mes compagnons d'infortune.

Arrivée à Nice, je me rue dans un Mac Do (ben quoi ?) et pars faire une sieste au bord de la mer...bercée par le bruit des bagues... JC revient me chercher vers les 17h au volant d'une voiture extraordinaire !!! Une espère de vieille voiture Pick-Up de collection avec des fermetures de portes particulières, un bruit de moteur assourdissant, pas d'essuie-glace, des rétroviseurs pourraves...J'adore !

Il me lâche chez lui avant de repartir masser un client (JC a aussi eu son marathon, en quelque sorte !! Il m'a déposée au départ de la course le matin, a fait une course de VTT à 11h30, a encouragé son fils à 14h, est revenu me chercher à 17h, a ramené son fils, m'a déposée chez lui, a été masser.....). MEEEERRRRCI JC !

Le soir, nous ressortons au resto pour retrouver les 2 couples de la veille. Nous allons manger dans un Buffalo Grill place Masséna. Très bon, mais portions franchement maigres (genre 8 frites en accompagnement, ou bien une mini-coupe de riz....pour un resto amerloque, peut mieux faire, hihi) et attente très longue (on apprendra que le serveur, dépourvu de cerveau, nous a oubliés). L'attente est si longue que je dégaine ma tablette de chocolat pour la vider dans du pain....puis JC dit carrément au serveur : « Bon, voilà, après les plats vous nous amenez direct l'addition » et on part prendre les desserts chez...Haagen Dazs ! Avec une ambiance d'enfer ! Notamment à cause de l'euphorie latente inter-marathoniens, et pis un peu à cause de mes blagues (celle de la mite, qui a presque tué de rire JC en pleine rue, hihihihi) !


Lundi 9 novembre

Voilou....fin du séjour ;-( Je passe une nuit un peu...beaucoup douloureuse à cause de 2 grosses ampoules bien saignantes aux pieds. Faut dire que j'ai couru avec mes chaussures de Trail (les meilleures : superbe stabilité donc fatigue ultra limitée) et je sais qu'elles me collent des ampoules après un certain temps...je me suis fait 30 kils sur des chairs à vif, mais j'assume...On n'en meurt pas^^ Mais je sens le sang pulser sous ma chair à vif et les douleurs me réveillent...

Nous avons mis le réveil pour 11h, peinards, et ce coup-ci, c'est moi qui masse JC ! Histoire de mettre un peu à l'½uvre mes mains formées dans les massages sportifs (mais peu expérimentées), donc JC me file des conseils sur des man½uvres ! J'ai droit à une sorte de formation continue :-D

Et voilà le moment de partir pour l'aérotruie (loool). En Harley, s'il vous pley ! Là-bas, nous retrouvons Vincent ! Qui a couru son marathon en 2h51 ! Quelle bête^^ Et il avait un look d'enfer sur le marathon (punk avec cheveux rouges et vêtements assortis !) JC, Vince et moi allons nous manger des glaces au Quick de l'aérocochon avant les au-revoir, miammm ! Puis les deux z'hommes resteront encore un peu papoter à l'aéroporc pendant que je m'envole ;-)


Les jours d'après...

Pas de courbatures trop invalidantes, je peux aller à la fac en courant comme d'hab le lendemain de mon retour. Mais alors la tronche de mes pieds....2 orteils ont littéralement doublé de volume et ça sent un peu le mort, loool ! Bon bref, ça me vaudra 2 jours de fièvre et un ongle carrément volatilité, hihi ! Euh, et puis comme c'est la coutume après de gros trucs sportifs, j'ai droit à mon blues post-marathon qui se manifeste par : envie de rien, zéro motiv (pour le sport, pour les projets pros, pour les études, pour les amis), envie de ne voir personne, etc^^ Ca ne dure que 4-5 jours, mais c'est glauque ;-/

Je mettrai mes objectifs 2010 de foliiiiie sur mon prochain billet (beh oui, je ne vais pas tout dévoiler maintenant, j'adore faire mijoter, hihi)!

Ouf, quel long billet ;-) J'espère m'être rattrapée de mon retard^^

Une tite photo pour terminer.......c'était chez JC, avec le maillot de mon idoooole Florent Brard^^
Le suspense a assez duré^^

# Posté le vendredi 27 novembre 2009 21:48

Pour patienter un peu...


N'ayant pas encore fait le CR du marathon de Nice-Cannes à cause du boulot de l'Uni qui me prend mon clavier, je vous propose un petit intermède musical/visuel, lol!

C'était un peu avant le départ du marathon de Lausanne, devant une assistance en délire (rires)........;-D

# Posté le lundi 23 novembre 2009 14:00

2 marathons en 14 jours^^ Partie 1: Lausanne

2 week-ends de folie à côté (encore plus primordial que les marathons) !

Dans l'ordre chronologique : retour sur le premier marathon, celui de Lausanne du 25 octobre.
Vincent arrive chez moi vendredi 23 au soir, il vient pour courir le semi en guise de prépa pour le marathon de Nice-Cannes (que je fais également). Nous partons dîner au Mac Do avec une de mes amies accompagnée de son copain. Et là : grosssssssssssse déconnade à en finir par terre. Vincent et moi avons une sainte haine pour les légumes, alors on les vire de nos hamburgers en nous filmant... Puis on improvise des vidéos de malades (le mangeage de hamburger les yeux fermés, le dessert qui ne fait pas grossir, la hot-line de France Telecom avec le micro-oreillette-cuillère de Mac Flurry...) !

Samedi 24 oct, on part au Signal de Bougy au Parc Aventure pour faire de l'acrobranches. Juste incroyableeeee ce truc ! Bon, on s'est tapé hélas une famille de moules qui n'avançait pas... Du coup, sur les 3h de prêt de matos, on n'a fait que 4 parcours sur les 6 escomptés... Mais on reviendra ! Avec une armada d'autres potes pour un gros pot commun !
Sur le coup des 17h, nous allons à Lausanne chercher nos dossards et nous finissons avec une glace au bord du lac... Naturellement, tous ces moments cruciaux sont ponctués de grosses conneries immortalisées en photo, en films ou simplement dans nos cerveaux !

Dimanche 25, c'est le grand départ... Un peu trop confiante, je me mets dans le paquet de 3h45 et je les poursuis jusqu'au km 16 où j'explose : je suis dans le rouge... Je sauve la mise en continuant à 10 km/h, je me fais rattraper par le ballon des 4h (mon objectif initial !), je reste avec eux sur quelques kms et me fait larguer une fois de plus au niveau du semi (réalisé en 2h). Je passe le km27 en 2h35-2h40 environ, et là c'est le black-out : chuis vraiment partie trop vite sur la première partie, je le paie cash avec des mollets en carton à n'en pouvoir poser pied à terre. Donc je marche.....avec quelques portions courues....pieds nus ! Mais je prends...mon pied malgré tout, et termine en 4h58 pour sauver l'honneur, lol !

Vincent, quant à lui, a tout fait péter au semi ! 1h20 ou 1h21. On se retrouve dans l'aire d'arrivée, on finit avec des glaces et on retourne à Genève en voiture....et il rentre sur Nice en avion en fin d'aprem.

Je conserve le suspense pour la deuxième partie du récit, à savoir le séjour à Nice pour le marathon de Nice-Cannes..........A paraître prochainement, hihi!

Et voilà une photo officielle de ma bibine (chuis le canari jaune).......j'étais en train d'en chier en accrochant le paquet des 4h pour tenter un 4h-4h15 mais ça se voyait sur ma tronche que j'étais en train d'exploser, lol !
2 marathons en 14 jours^^ Partie 1: Lausanne

# Posté le mercredi 11 novembre 2009 13:58

AIX EN PROVENCE ASSAILLIE!

Gnarkgnarkgnark! Je suis partie à la conquête de cette ville provençale le week-end du 17-18 octobre... Retour sur 360 kilomètres de vélo.


Samedi 17 octobre

Tout est prêt pour m'élancer sur la route Napoléon. Ma mère et moi sommes parties de Genève dans la matinée pour arriver à Grenoble aux heures de midi, ville de départ de la fameuse route. Je détache mon vélo, enfile mes vêtements chauds et m'en vais avec un vent fort vicelard....pas une partie de plaisir ;-( Assez vite, la route se divise: la RN85 ne semble pas être autorisée aux cycliste sur le tronçon jusqu'à La Mûre, ça roule très vite^^ Je dois prendre la D529 qui sera vallonnée à souhait, mais très jolie à faire! Depuis Notre Dame de Commiers, il y a une belle vue sur une sorte de lac (le cours d'eau du Drac, à vrai dire)! Une descente sinueuse plus tard, quelques faux plats et quelques bosses plus tard, j'arrive à Corps. Congelée... Trop de vent par rafales, je retrouve ma mère en chemin et je lui demande de me pousser direct jusqu'à Gap parce que j'en ai marrrrrreeeee! Et hop, je m'épargne une longue route rectiligne avec des bagnoles qui me doublent à toute allure en me frôlant...

Une fois à Gap, je remonte sur mon destrier et je mets le cap sur Sisteron ;-) Là encore, la route n'est hélas pas des plus plaisantes à vélo... Je tombe un peu de haut avec cette route mythique qui est bien plus sympa à faire en moto ou en voiture^^ Car il y a tout de même de jolies choses à voir! C'est une route de montagne! A l'hôtel, je fais dormir mon vélo dans un petit local fermé (100 km au compteur pile poilou, et dans les 1500 m de déniv) et je pars dans ma chambre pour voir si je ne peux pas m'organiser un autre parcours plus sympa pour le lendemain ;-) Décision: je laisse la route Napoléon et je file direct sur Aix en Provence, en longeant la Durance et en faisant un petit détour dans l'arrière-pays...


Dimanche 18 octobre

Les températures sont un peu plus clémentes, et le soleil brille de mille feux! Je quitte l'hôtel Ibis en selle, ma mère profite de faire un ou deux marchés pendant que je vadrouille le long de la Durance. Nous nous retrouvons pour pique-niquer à Pertuis, et je repars sur Mallemort, bled depuis lequel je retrouve la D7 pour foncer sur Aix en Provence, après 170 kils! C'est que j'ai une star à voir, héhé^^ Nicolas Fritsch, cycliste pro jusqu'en 2008 et désormais entraîneur à la carrière fort prometteuse... A peine ai-je le temps de traverser Aix pour atterrir à l'Ibis que nous nous retrouvons dans le bar-café de l'hôtel, avec l'adorable toutou de sa chérie^^ Il me donne des conseils de parcours à faire en vélo dans sa région pour le lendemain matin, et RDV est pris pour nous revoir l'après-midi dans le fitness où il donne des cours de RPM 8-)


Lundi 19 octobre

C'est parti pour le tour de la Montagne Ste Victoire! Météo radieuse quoi qu'assez venteuse, petite route superbe (je suis presque seuuuule).........mais on dirait que ça ne descend jamais (sauf quand je réalise alors que j'ai dépassé les 600 mètres d'altitude et que je me mets en roue libre sur des longues portions à 40-50 km/h)^^ De la montée, du faux plat, des lignes droites......j'ai l'impression que ça ne monte pas en voyant la ligne d'horizon mais pourtant j'ai le compteur bloqué à 17 km/h;-( C'est l'absence de lacets qui donne ce faux sentiment de platitude....car ma Polar indiquera quand même dans les 800 mètres de dénivelé au terme de la sortie. Un crochet par le Barrage de Bimont, et descente sur Aix pour 70 kilomètres de vélo.

Repas à l'hôtel, et je repars au fitness de Nico dans l'après-midi! La séance m'est offerte, le temps de me démolir les dorsaux, de me flinguer les triceps et de chauffer les épaules. A 18 heures, Nico donne son cours de RPM dans une ambiance survoltée, poussant sur les pédales avec une puissance de psychopathe, musique entraînante et jeux de lumières...la totaaaale!

Et la soirée se termine avec Nicolas en guest, au (modeste) resto de l'hôtel, avec un délicieux repas (mmmmh les mets protéinés et les desserts.....je me suis révélée dans mon plein jour, hahaha) et plein de beaux souvenirs de cette escapade!!! Je reviendrai à la saison nouvelle, il y a trop de choses à faire en vélo^^


Mardi 20 octobre

Retour à Genève ;-) Non sans faire un saut sur St Etienne les Orgues, point de départ de la Montagne de Lure, empruntée par le Paris-Nice de cette année! Il pleut un peu, le ciel est gris, les températures sont correctes (je me dis que ça va bcp chauffer sous mes vêtements en grimpant, je me contente de mes manchons-jambières-écharpe-bonnet-gants-coupe vent) donc je n'hésite pas: je me lance sur les pentes de la montagne qui culmine quand même à plus de 1800 mètres d'altitude!

Le début est très roulant, je suis seule sur la route, je laisse ma mère filer en voiture jusqu'au sommet où je lui demande de m'attendre (même si j'ai fait quelques progrès en descente, je sais que je vais congeler au sommet de Lure, et en plus le sol n'est pas terrible: gravier, éboulis, sol glissant à cause de la pluie). Mais voilà....passé le 13ème kilomètre environ, VLAM!!! Brouillard blanc, vent à décorner les boeufs, pluie ravivée, visibilité nulle à 3-4 mètres.....dingue!

Je ne peux plus reculer: il me reste 5 kilomètres, je n'ai pas de réseau et je veux arriver à ce sommet avec mes jambes coûte que coûte!! J'ai vu sur internet que la montée fait 18 kilomètres....mais vers le 15-16ème, on dirait que ça redescend ou que c'est plat (ce sont les sensations que j'ai dans les jambes...car je ne vois RIEN), comme si j'étais au sommet et que j'allais basculer sur l'autre flanc en descente ;-S Merdouille, c'est ce que je veux éviter! Je commence franchement à crever de froid: je suis à plus de 1700 mètres d'altitude et il fait -1°C! Les conditions sont juste DANTESQUES! Vent fort, brouillard qui ne désemplit pas, impossible de voir si j'arrive au sommet, si la route tourne, si ça monte encore ou pas, s'il y a un panneau indiquant quelque chose...

Je commence à flipper, ch'ais pô quoi faire^^ D'un côté ça m'amuse, d'un autre ça m'affolle: impossible de contacter ma mère par talkie-walkie pour la localiser, je me sens un peu paumée et j'ai un sale pressentiment. Et là, surprise: une voiture qui vient de l'autre sens (c'est bien la première que je croise...avec un temps pareil, qu'est-ce que les gens iraient faire sur Lure) s'arrête à ma hauteur "Mais mademoiselle, vous êtes seule? Vous faites quoi ici par ce temps??? Non mais vous ne savez pas qu'à la montagne, la météo peut devenir vraiment imbuvable?" Je leur explique que je cherche le sommet du col (ils me répondent que je n'ai plus que 800 mètres) et je leur demande s'ils ont croisé ma mère en voiture bleue au sommet (leur réponse est affirmative: non! Personne!). Oups.

Ces "anges" ne veulent pas me "laisser comme ça dans la montagne" (surtout que je suis congelée, je peine à parler et mes doigts sont insensibles, heureusement que je n'ai pas besoin de freiner, ça monte^^). Ils prennent mon numéro de téléphone et décident de faire un virage à 180 degrés pour remonter au sommet de Lure et m'y attendre. Mais le temps qu'ils manoeuvrent, je suis déjà en haut....seule. Il fait -2 degrés (et avec le vent, les sensations sont pires^^)! Lorsqu'ils me rejoignent, ils me chargent dans leur camionnette et je parviens à joindre ma mère qui a....basculé de l'autre côté (4 kilomètres plus bas). Bon, OUF! Merci à ces adorables gens et à leur dévouement aussi spontané ;-D

Je largue mon vélo contre la voiture de ma mère et reste 15 minutes dans l'habitacle en collant mes mains contre le chauffage pour rebouger un peu les doigts, puis je ressors pour atteler ma bécane sur le porte-vélo. Et hop, descente en voiture à 20-30 km/h tellement on y voit r-i-e-n, nous sommes engagées sur l'autoroute du retour vers 15 heures. Je claque des dents jusqu'à 18h (hypothermiiiieuh) et ne retrouverai la sensibilité de mes orteils qu'à 22h, hihi! Mais quelle expérience <3 Je suis quand même déçue de ne pas avoir pu admirer le paysage de Lure, parce qu'on le décrit comme la petite soeur du Ventoux....donc j'y reviendrai quand il fera moins dégueulasse!


Voilà pour le "week-end de 4 jours", avec 360 kils au compteur et dans les 3800 mètres de dénivelé, donc rien de bien méchant^^ J'ai eu l'occasion de tester mon équipement hivernal.........et j'ai surtout eu l'occasion d'enfin rencontrer le Nico Fritsch! D'ailleurs je vais mettre la photo du dimanche soir avec le toutou qui a voulu terminer les restes de mon fondant au chocolat sur mes lèvres (mwaha, je suis gore)! Et plus bas, une photo assez parlante.........lol!

AIX EN PROVENCE ASSAILLIE!

# Posté le vendredi 30 octobre 2009 21:18

Photo de la tempête, lollll

Photo de la tempête, lollll
Quelques kilomètres après le sommet de la Montagne de Lure (prise depuis St Etienne les Orgues), dans la descente, au Pas de la Graille où l'on m'a gentiment "rapatriée"... Point de rencontre avec ma mère qui avait accidentellement basculé, chargement du vélo, retour sur Genève.
Ch'erais mooooorte dans la descente, MDR!
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# Posté le vendredi 30 octobre 2009 21:27